im Osten nichts Neues

Même si que tous mes articles paraissent avoir été écrits en octobre, il ne faut pas s’y fier. C’est juste une faille temporelle.

Jour 1.

Classé dans : Les jours se suivent — 14 octobre, 2010 @ 1:24

Lundi 11 octobre.

Après un départ à 5H15 du fin fond de nulle part,

l’arrivée au fin fond de l’Allemagne, sous-entendu le panneau d’agglomération « DRESDEN », s’effectue à … 18H15, sous les applaudissement de la foule (die Menge), les paillettes, les confettis, et bien sûr, sous des torrents de bière. À croire qu’on a gagné un rallye.

Je parlais du panneau d’agglomération de Dresden – sur  fond blanc, parce que c’est important de le mentionner.

Puisque par amour du risque, du temps perdu et de ces choses-là qui font la lose, nous n’avions nulle carte pour nous orienter (alors que c’était toujours l’occident). Alors quoi ? Après être passé dans des coins encore vierges de toute civilisation, devant la Mosquée (ah ! elle est là ?), d’un côté, puis de l’autre du pont, nous y sommes ! La Königsbrücker Straße, une des rues principales, à partir de laquelle, j’arrive, enfin, à me repérer.

Arrivée officieuse : 18H45.

La Route de Cormac McCarthy à côté, c’est des pécadilles.

 

« Bonsoir chers coloc’,

et si on se buvait un petit jaune ? »

 

 


Jour 2.

Classé dans : Les jours se suivent — 14 octobre, 2010 @ 1:13

Votre mission si vous l’acceptez, est de faire un tour en Suède pour acheter un lit.

Un A/R pour la Suède se fait en 10 minutes, montre en main.

Le montage du lit, un peu plus, à cause de l’accident suivant :

- Zut, j’ai cassé une vis.

- Quel vice.

- T’as de l’huile et un coton-tige ?

- Pardon ?

- De l’huile et un coton-tige, s’il te plaît.

- T’as besoin de ça pour remplacer la vis manquante ?

- Allez !

- OK McGyver.

 

Je peux fanfaronner désormais avec :
« Le lit qu’est à* moi ! »

 

*selon la formule d’un célèbre auteur Français.

Jour 2 – après-midi.

Classé dans : Les jours se suivent — 14 octobre, 2010 @ 1:10

« Mais ils mangent tout le temps, tout le temps, tout le temps … Ils en ont pas marre ? » D.B.
In der Altstadt.

- Attends, je vais te montrer un truc super ! Le Zwinger !

Ever since that night we’ve been together.

Lovers at first sight, in love forever.

It turned out so right for Zwinger in the night.

 

Malheureusement, depuis ma dernière visite datant d’un mois, il avait disparu,

un relent de bombardements, sans nul doute.

- ou alors, me suis-je dirigée dans la direction tout à fait opposée. Qui sait ?

 

Premier quatre-heures allemand.

« Alors une bière… et pour moi… un Irish coffee, s’il vous plaît. »

Hilarité générale sur le visage de la serveuse. Je ne préfère pas chercher d’explication.

- L’Irish coffee était une sorte de breuvage infâme, ma punition pour traîtrise envers la Teutonie ?

 

 

Jour deux – soirée.

Classé dans : Les jours se suivent — 14 octobre, 2010 @ 1:01

Je demande l’adresse d’une chaumière typique à mes coloc’, histoire de se remplir au mieux la panse avec des produits allemands,

mais :

- Oh tu sais, y a pas de truc vraiment allemand…ce sont surtout des snack food… Currywurst, peut-être ? ou alors un kebab … ou cette pizzeria au coin-là ! C’est super bon… ou alors va dans un restau chinois ou japonais …

Très bien. L’artillerie lourde est requise, je sors le « Guide du routard »- destination choisie :

Raskolnikoff (Vous avez aussi cette impression farfelue que ça sonne certes exotique, mais…pas franchement allemand, ou suis-je la seule à flairer le piège ?)

Böhmischestr. 34

 

Au menu du soir, bon soir :

La création bièreuse de la maison, sobrement intitulée Raskolnikoff – on se demande parfois où ils vont dénicher de tels noms ! – qui est ma foi, bonne en bouche.

Ein Schnitzel (escalope) avec ses crudités,

Karisik kisartma pour votre talentueuse narratrice, qui est un plat…typiquement turc, à base de légumes (brocolis, poivrons, tomates, céleri, fenouil - der Fenchel) cuits dans de l’huile d’olive, avec une sauce au yahourt.

Pour simplifier : Comme un kebab, mais sans viande et sans pain – c’est la crise ici, aussi.

Et le dessert : l’Apfelstrudel* -Apfel pour la pomme, Strudel pour … le tourbillon ?

 

 

Je demande l’addition,

la serveuse me dit le prix : 16€90.

Je réponds avec une moue étonnée : Hum, j’ai mal compris ?

Elle pose l’addition sur la table : Ah non, j’ai bien compris.

La note est réglée avec un grand sourire : Schönen Abend noch ! Tschüss.

 

Le guide du routard conseille ce restau, parce qu’apparemment,

selon les plats choisis, vous ne payez pas.

 

Enfin, qui payerait pour un kebab sans pain ni viande, au juste ?

 

 

*C’est un gâteau fait d’une pâte feuilletée fine et fourrée de gros morceaux de pommes acidulées et de raisins secs. Le tout est accompagné de canelle, et servi chaud avec de la crème fraîche voire, moins traditionnellement, d’une boule de glace. © Wikipedia.

Jour 3.

Classé dans : Les jours se suivent — 14 octobre, 2010 @ 1:00

Ou comment j’ai découvert TATORT (Lieu du crime), série policière menée tambour battant par des personnages drôles et sarcastiques. Série qui perdure depuis les années 70 et qui est fidèle au poste (de télévision) tous les dimanches soirs en Allemagne.

 

Ou comment, une fois dans ma vie, je voulais déjà être dimanche.

Jour 4.

Classé dans : Les jours se suivent — 13 octobre, 2010 @ 12:40

Étant en territoire sauvage, inconnu, qui manque parfois de civilités, mais civilisé,

je me devais d’aller tâter de l’administration en déclarant ma présence au Bürgeramt.

Mon coloc’ m’avait donné une super adresse, facile : « droite, gauche gauche, tout droit, droite, le pont, à gauche, puis c’est le gros bâtiment » ou alors était-ce « gauche, droite droite, tout droit, gauche, le pont, à droite, puis c’est le gros bâtiment » …

J’ai tristement réalisé que mon cerveau dysfonctionnait dès lors qu’on lui parlait d’orientation. Avouons-le : c’est abstrait de donner de telles indications spatiales, ce qu’il me faut, c’est du concret : des noms de rues. De sorte que j’ai l’impression de gravir une échelle-chasse au trésor, chaque barreau pour un nom de rue, une victoire à chaque barreau gravi et enfin, le trésor.

Oh, il ne m’a pas fallu treize heures pour gravir l’échelle, mais pas loin.

Alors victorieuse, je fanfaronne dans le bureau : « Coucou hibou, c’est moi. Je suis nouvelle ici, tu vois ? Il faut que tu écrives dans ton ordinateur que j’ai mon Ausweis (carte d’identité). Merci. »

Réponse : « Écoute, c’est pas parce qu’enfin t’es parvenue jusqu’ici, qu’il faut que tu crois que tout est gagné d’avance. Tu sais quoi ? Tu vas aller voir dans l’autre bureau, tout au bout de la ville, pour voir si j’y suis. »

 

 

Le bout de la ville ? Mais LEQUEL ?

Jour 4 – tout au bout de la ville.

Classé dans : Les jours se suivent — 12 octobre, 2010 @ 11:48

Theaterstr.

M’y voilà enfin. Toutes les administrations se valent,

on dit bonjour à la machine,

on prend son ticket en lui demandant s’il va bien aujourd’hui,

et en attendant, on s’asseoit.

À moins qu’on n’attende en s’asseyant.

 

Ne manquant pas de ressources, je remarque  de suite le petit bureau pour enfants avec les albums de coloriage et les feutres…

…Je résiste et me rabat, tête basse, sur Tick, Trick und Track und das Schloss.

Oh ! Que le titre est prometteur, pensez-vous trop fort,

je vous répondrai donc qu’il le fût,

surtout lorsque j’ai appris que l’Oncle Piscou s’appelle Onkel Dagobert dans cette partie-ci de l’Europe.

 

 

J’aime jouir des moeurs culturelles.

Jour 5.

Classé dans : Les jours se suivent — 11 octobre, 2010 @ 12:34

Mon coloc’ me dit :

« Mignonne, allons voir si la bière est fraîche chez mes copains. »

 

Je voulais d’ores et déjà répertorier les bières que je testais,

mais par pure fainéantise,

je ne le ferai finalement pas.

Oh, vous pouvez vous en mordre les doigts,

et même la langue, parce que c’est plus douloureux.

 

Je me suis retrouvée dans un squat à jouer au SKAT*.

 

Et les copains qui avaient de la bière fraîche, ils ont dit que la Mignonne,

elle savait bougrement manipuler les cartes.
 

*http://fr.wikipedia.org/wiki/Skat

Jour 6.

Classé dans : Les jours se suivent — 10 octobre, 2010 @ 8:46

Mon autre coloc’ m’a dit :

« Allons au Deutsches Hygiene-Museum ! »

Lingnerplatz 1 

Je lui ai dit : « Tu trouves que je manque d’hygiène ? »

Il a répondu : « Ha ha ha. »

Il m’a aussi répondu que pour lui aussi, ce nom de musée sonnait clochement louche. Mais qu’il ne fallait pas s’y fier. Parce que c’était bien. Et que le musée était gratuit les vendredis à partir de 15H. Que ce qui l’intéressait aujourd’hui, c’était une exposition temporaire pour enfants.

« Tu trouves que je suis une enfant ? »

Pas de « ha ha ha » cette fois. Juste un « oui » franc et sans concession.

J’ai tiré la langue, j’ai boudé 5 minutes et on est allé au musée.

 

On prend notre ticket chez la dame pas gracieuse,

on pose nos vêtements chez le monsieur pas gracieux,

et on entre dans le hall de la première exposition,

les autres gens moyen gracieux veulent vérifier nos tickets,

et mon coloc,

il avait oublié le sien dans sa veste.

Alors, j’ai bien rigolé.
L’exposition pour enfants sur les 5 sens.

Une exposition ludique avec plein d’activités à faire.

Par exemple, tu te couchais dans une bulle, et tu mettais un casque sur tes oreilles et la dame te racontait Winnie l’ourson.

Autant vous dire que, je n’ai pas testé.

 

Je crois qu’au bout de 5 minutes, j’en avais déjà marre.

Pas la faute à l’exposition en elle-même, mais la faute à l’âge moyen qui parcourait l’exposition : 5 ans.

Et à 5 ans, on ne contrôle  ni ses cordes vocales, ni ses membres corporels.

Une exposition sur les enfants avec des enfants partout, partout, partout.

Je crois que je préfère les collections de papillons. Au moins, ils ne bougent plus, eux.

 

 

Et après, je suis allée à l’exposition sur les religions.

Et, je n’ai même pas eu le temps de tout voir, tant tout est intéressant. Ludique encore une fois. Les explications d’une extrême justesse.

Le plus de cette exposition était qu’à chaque pas, il y avait un écran TV avec une question, à laquelle répondait une vingtaine de personnes interrogées, de tout horizon. Agréable ce melting pot sur la religion.

Je ne peux que recommander ce

musée 5 étoiles

de David.

Jour 7.

Classé dans : Les jours se suivent — 9 octobre, 2010 @ 8:54

Qui rime avec « faire la fête. »

(C’est pour cette raison que Dieu s’est reposé le 7ème jour, il prenait des forces, le brave homme !)

 

Autant vous le dire tout de suite,

entre bières et schnaps

mon foie flanche

les Allemands savent s’amuser.

 

 

Rappelez-vous vos 7 ans,

à l’époque de Croc le crocodile (et non pas Schni Schna Schnappi, comme je l’entends dans le fond)

- http://www.o-pentech.com/boutique-46190_crocodile-dentiste-un-jeu-mordant-.html -
qui pour vous ne représentait qu’un jeu des plus innocents…

Les Allemands l’ont débauché.

À chaque fois que le crocodile te croc le doigt, tu vides un shoot de schnaps.

 

Et il faut savoir que le crocodile,

il a faim, très faim,

et que toi, 

tu n’as plus très soif après.

12
 

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